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Francis SIMON

Entraîneur du Pôle Espoir de Tir à l'Arc






Bonjour Francis, pourrais-tu te présenter en quelques lignes et nous dire quelles sont tes fonctions au pôle de Tir à l’Arc ?

Je suis coordinateur et entraîneur du pôle espoirs. J’assure donc l’ensemble des tâches administratives, les transports et d’entraînement.

 

Comment es-tu devenu entraîneur du pôle ? Peux-tu nous expliquer ton parcours professionnel ?

J’ai commencé mon activité professionnelle en tant que conseiller technique régional des Pays de la Loire de 1987 à 1995, avec en plus une mission d’entraînement de l’équipe de France jeune et espoirs. Ensuite, de 1995 à 2003, j’ai été responsable national de la formation à la FFTA et formateur pour les formations professionnelles. Enfin, en 2004, j'ai repris une mission sur la ligue des Pays de la Loire, et en 2008 j’ai pris la coordination et l’entraînement du pôle espoirs.

 

Nous allons à présent parler du sport en lui-même et de votre organisation. Peux-tu nous décrire une semaine d’entraînement type pour un élève sportif du pôle de Tir à l’Arc ?

La semaine type est composée de 20 à 24 heures d’entraînement, comprenant 8 séances de tir à l’arc, une le lundi, deux le mardi et le mercredi, une le jeudi et une le vendredi, 2 footings et 2 séances de musculation.

 

Comment se répartissent le travail technique, le travail physique et le travail mental dans tes semaines d’entraînement ?

Sur les séances de tir à l’arc, on travaille la technique de tir car le tir à l’arc demande une extrême précision dans le geste et les placements. A cela, on rajoute le travail physique de type général et spécifique tel que les temps de tenue, afin que la technique de tir reste efficiente tout au long de la compétition et cela malgré la fatigue ou des conditions atmosphériques difficiles. Et enfin, les archers réalisent plusieurs séries de tirs comptés afin de développer leur routine et leur gestion mentale pour la compétition.

 

Comment travailles-tu, précisément les composantes techniques, physiques et mentales  ?

La technique se travaille par des conseils que je leur apporte. De temps en temps, on travaille à l’aide de la vidéo. Le tir à l’arc demande un travail très perceptif basé sur la répétition. Les archers tirent environ 40000 flèches sur l’année sportive. Le physique se développe en salle de musculation ou bien sur le terrain de tir par la réalisation des temps de maintien en visée afin de s’habituer à garder la position de tir sans déformation et cela malgré la fatigue musculaire.

Le mental s’optimise tout le temps en recherchant le meilleur de soi-même et par des mises en situation de recherche de performance (tirs comptés individuels ou en confrontation avec des adversaires). L’archer apprend à gérer son investissement et ses émotions, à garder sa stratégie de tir et ses routines, mais aussi à s’adapter aux diverses situations d’enjeux qui peuvent se présenter à lui.

 

Quel est le bilan des résultats de cette année 2016-2017 ?

Les résultats de cette année ont été très satisfaisants.

Deux athlètes vont intégrer le pôle France l’an prochain, Anaëlle FLORENT et Mélanie MOREAU. Elles iront à Bordeaux pour continuer à progresser. Elle s’entraîneront plus, avec de bons sportifs. Cette concurrence va les amener à se dépasser et à devenir meilleures.

 

Anaëlle a participé pour la première fois à une compétition internationale (en avril), la Junior Cup en Grèce, chose rare pour une athlète de son âge.

 

Durant cette saison pas encore terminée, elle a réalisé le score de 676 (sur 720) pendant une compétition. Elle égalise ainsi le record d’europe (catégorie cadette) et se rapproche du record du monde (681), un excellent résultat sur la scène internationale. Anaëlle a un potentiel très intéressant et peut encore largement progresser en maturité et en régularité.

Maéva HESRY se classe parmi les 8 meilleures archères française dans la catégorie junior.

 

Quelle est l’expression, la phrase ou la citation que tu aimes répéter à tes jeunes ?

Je n'ai pas de phrase « fétiche » ; je cherche à ce qu’ils soient présents dans leur investissement au moment où la flèche part quelque soit la situation, et j'adapte mon discours.

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