Formation

Que sont-ils devenus ?

Que sont devenus nos élèves athlètes scolarisés au CENS ? Comment ont-ils construit leur parcours professionnel ? Quel regard portent-t-ils sur l’école avec le recul et l’expérience acquise ? Retrouvez, chaque mois, un témoignage et une trajectoire sportive et professionnelle.

Ewen FERNANDEZ

Interview d'Ewen Fernandez

 

Le C.E.N.S accueille ce mois-ci Ewen Fernandez récent vainqueur de l’édition 2011 du marathon Roller de BERLIN.

 

- Bonjour Ewen, quels souvenirs gardes-tu de l’école du C.E.N.S ?

Ayant passé 6 années à étudier dans l'établissement du CENS, je ne peux en dire que des bonnes choses, même si de temps en temps comme tout étudiant, je pouvais me plaindre... Mais avec du recul, je me dis quand même que grâce à cette école et ce système, il est possible de réussir dans les études si on le souhaite, tout en pratiquant son sport de prédilection qui prend quand même une grande partie de l’énergie. Il est beaucoup plus facile de travailler et de progresser dans ces conditions. Maintenant pour réussir, il est nécessaire d’être partenaire. Ce ne sont pas les professeurs qui peuvent travailler à notre place (je le dis car on nous l'a souvent dit mais c'est la stricte vérité). Aujourd'hui je pense que si je n'avais pas intégré cet établissement, je n'aurai pas réussi à concilier les études et le sport et à réussir dans les 2 domaines. Je pense que c'est vraiment une chance énorme d'étudier dans de telles conditions ! D'ailleurs grâce au C.E.N.S, j'ai réussi à obtenir mon Baccalauréat STG Compta Finance en Entreprise (2008) et un BTS Assistant de Gestion PME PMI (2010). Cela me permet de compter sur un bagage solide pour la suite de ma vie.

 

- Tu résides me semble t-il en Allemagne aujourd’hui ? non ?

Je n’ai pas poursuivi mes études au sortir du BTS car j'ai eu l'opportunité d'aller faire du patinage de vitesse sur glace (grande piste) qui est un sport olympique. En effet, mon sport premier (le roller de vitesse) n’est pas discipline olympique. Effectivement, depuis cet hiver, je vis en Allemagne, dans le sud de la Bavière, dans une petite ville qui s'appelle Inzell. Je me suis « exilé » car il n'y a pas les infrastructures nécessaires en France. Je suis entrainé par un canadien et un français dans une académie qui regroupe plusieurs pays. Même si je ne vais plus à l'école, je travaille mon anglais, langue notamment de référence dans mes communications avec mon staff.

 

Ewen Fernandez marathon berlin.jpg

 

- Comment appréhendes-tu cette nouvelle discipline ?

Pour le moment, tout se passe bien pour moi dans cette nouvelle discipline. Je suis actuellement classé 22ème au niveau mondial. Ma distance de prédilection est le 5km. Pour cette année, il me reste donc 3 Coupes du Monde et, bien entendu, à l’horizon du mois de mars 2012, la participation au Championnat du Monde que je prépare activement.

 

 

- La soirée des partenaires est programmée le 27 janvier 2012. Tu as à cœur de délivrer un message me semble t-il, d’autant que tes obligations sportives ne te permettront pas de nous rejoindre à cette occasion.

Effectivement, je pense qu'il est important que des partenaires poursuivent et consolident leur soutien au C.E.N.S. afin notamment de permettre la réussite des sportifs de haut niveau dans le double projet et la construction d’un avenir professionnel satisfaisant.

 

- Un dernier mot Ewen ?

Je tiens à saluer tous les professeurs et les athlètes fréquentés durant mes 6 années passées dans cette école !

 


Alexis CONTIN

Interview d'Alexis Contin

 


Le C.E.N.S accueille ce mois-ci Alexis Contin, Champion du Monde de vitesse sur glace à l’âge de 18 ans, 4ème sur l’épreuve du 10 000 mètres et 6ème sur l’épreuve du 5000 mètres en patinage de vitesse lors des derniers Jeux Olympiques de Vancouver en 2010. Alexis a pour objectif de monter sur le podium lors des prochains Jeux Olympiques d’hiver !


- Alors Alexis, comment se déroule ta préparation sportive et sur quoi accentues-tu le plus tes efforts actuellement ?

Ma préparation se passe pour le mieux, je partage mon temps entre la Norvège et Saint Malo. Mes saisons sont basées sur la période hivernale et mon but ultime, les Jeux de 2014.

 

- Qu’évoques le C.E.N.S pour toi ? Bon ou mauvais souvenirs ? Peux-tu nous raconter cette période de ta vie ?

Très bon souvenir, je n'y suis resté qu'un an en raison de mon choix de carrière et mon départ a l'étranger. Le CENS m'a permis de passer le BAC dans les meilleures conditions tout en menant de front une saison sportive dans une équipe professionnelle et des déplacements aux quatre coins du monde.

 

Alexis Contin 3.jpg- Que t’a apportée cette expérience dans la gestion de ton parcours scolaire supérieur et sportif ?

Mon parcours scolaire est mis entre parenthèse du fait de mon exil, mais j'envisage un retour sur les bancs universitaires après les prochains J.O. Grâce à mon passage au CENS, je peux me concentrer à 100% sur mon objectif sportif ambitieux.


- Avec le recul, quels conseils donnerais-tu aux élèves actuellement scolarisés au C.E.N.S pour conduire le double projet sportif et scolaire ?


Vous avez tous les outils nécessaires pour que votre projet soit un succès. N'ayez pas peur de viser les sommets et l'excellence sportive, car le système qui vous supporte croit en vous et sera là!


- Quel est ton point de vue quant à la question de la reconversion professionnelle des sportifs de haut niveau ?

Je pense que la vie est fait d'opportunités qu'il faut savoir saisir ; il n'est pas bon de vivre sa carrière sportive une épée de Damoclès au dessus de la tête. Il faut avoir confiance en soi et en ses choix!


- Comme tu le sais, le C.E.N.S engage actuellement une démarche pour construire un club des anciens. Comment cela peut-il répondre t-il à tes préoccupations et tes attentes ? En quoi cela peut-il être important ?

Ce club peut aider les futurs champions français à grandir et avoir confiance en eux! Un retour sur la politique pédagogique que le CENS mène via l'analyse des parcours divers de ses anciens élèves serait une bonne chose.


- Que pouvons –nous te souhaiter à l’aube de cette nouvelle année ?

Rester à l'abris des pépins physiques !

 


Karl PAUTRIC

Interview de Karl Pautric


Le C.E.N.S accueille ce mois-ci Karl Pautric qui, après un parcours scolaire négocié à l’école des sportifs de haut niveau, s’est orienté vers une vers une école de commerce pour aujourd’hui se consacrer pleinement à la pratique du Rugby en fédérale 1 dans le club de Colomiers.

 


- Alors Karl, originaire de la région Pays de la Loire, passé par la région parisienne, te voici aujourd’hui en midi Pyrénées ! C’est l’envie de « bouger » ou ce sont avant tout les opportunités que tu as su construire qui t’amène à cette trajectoire ?

 L’envie de bouger, ça l’était au début car je voulais voir autre chose. Je suis parti à Paris pour jouer au Stade Français. Mais partir de Paris était un choix à contre cœur même si maintenant je ne regrette en aucun cas mon choix, et même si je ne suis à Toulouse que depuis 6 mois, je m’y plais beaucoup.

 

- Avec le recul que penses- tu de tes années passées au C.E.N.S ? Qu’en retires-tu ?

 J’ai passé mes 3 années de lycée qui m’ont permis d’avoir mon Bac. C’était une situation particulière où nous étions avantagés pour réussir nos projets sportif et scolaire. S’organiser, prendre du recul sur ce qu’on fait et ne pas mettre le scolaire de côté, ce qui d’ailleurs nous était suffisamment rappelé.

 

- Comment es tu parvenu à concilier sport de haut niveau et études ? Quel moment fut pour toi le plus difficile quant à la question de la conciliation sport et études ?

 En partant à Paris, j’ai pu continuer mon école de commerce tout en m’entrainant avec le Stade Français. C’était le prolongement de ce qu’il se passait au CENS, un emploi du temps adapté qui m’a permis de suivre mes deux cursus. J’ai essayé de ne pas décrocher de mes cours, ce qui ne fut pas une tache facile. Gérer le coté scolaire quand on joue au niveau auquel on rêve depuis petit n’a vraiment pas été une chose aisée, mais j’ai réussi à décrocher mon diplôme !

 

- La préparation à l’entrée dans une école de commerce et la réalisation de ton cursus supérieur s’en est il trouvé perturbé par les objectifs sportifs ?Karl PAUTIC 02.jpg

 Le plus dur était de terminer mes études, on a tendance à mettre de côté les études quand notre rêve se réalise, mais grâce au soutien de mes proches, j’ai réussi à redescendre de mon nuage pour finir mes études.

 

- Quels sont aujourd’hui les objectifs que tu te fixes à titre personnel ? Tu diras que ton parcours est réussi si ….. ?

Aujourd’hui, j’ai la chance de vivre de ma passion, mais j’essaie de progresser pour continuer à le faire mais aussi à prendre du plaisir !

Mon parcours sera réussi si je continue à prendre du plaisir encore quelques années et m’adapter sans encombre à la « vie professionnelle ».

 

- Comme tu le sais, le C.E.N.S engage actuellement une démarche pour construire un club des anciens. Cela répond t-il à tes préoccupations et à tes attentes ?

 J’ai gardé contact beaucoup d’anciens élèves mais ne vivant pas à Nantes ce ne sera qu’à distance que je suivrai son évolution.

 

- Quel bon conseil pourrais tu apporter aux élèves travaillant le double projet et actuellement scolarisés au C.E.N.S ?

 Il faut croire en son projet sportif qui est l’origine de la scolarité au CENS, écouter, travailler et se remettre en question. C’est un message bateau mais tellement important, l’obtention de diplôme est obligatoire pour continuer la vie professionnelle une fois la carrière terminée mais aussi pour prendre du plaisir dans celle-ci sans penser à l’après.








 

 




Mael JOLY

Pour ce mois de rentrée, nous recevons Maël JOLY, ancien rugbyman du C.E.N.S

  

 - A l’heure d’aujourd’hui, ou en es tu au niveau sportif plus particulièrement continues tu le rugby ?

 De par mon métier je me dois d'avoir une excellente condition physique et concernant le rugby, mon emploi du temps rendait impossible la pratique d'un sport, mais depuis septembre 2010 j'ai repris une licence au club de Vitry sur Seine (Fédérale 2)
 

- Exerces-tu un métier aujourd’hui ? Si oui, lequel ?

  Oui, Sapeur pompier de Paris depuis 4 ans.

 

 - Quel est ton palmarès sportif ?

J'ai joué en cadet Alamercerie (éliminé en 16ème de final), en junior Crabos (éliminé en 16 ème de finale contre Bayonne). J'ai également participé au championnat de France de rugby a 7 (où l'on a rencontré le stade toulousain dans la poule et ona pris une leçon...pour l'annecdote Maxime Médart était dans l'équipe!). J'ai aussi été selectionné pour les équipes départementales et régionales.

 

- Quel est ton parcours scolaire ?

Je suis rentré en seconde général au cens, et j'en suis ressorti 4 ans aprés avec mon bac STT en poche.

 

- Quelles étaient tes ambitions en entrant au CENS ?Maël JOLY-II.jpg

Obtenir mon diplôme du bac pour pour ensuite m'orienter sur une profession liée aux métiers du sport. Mes projets ont évolué durant ces 4 années. En effet, je n'exerce pas un métier du sport mais un métier qui demande d'être sportif.

 

- Comment se sont déroulées tes études au CENS ?

Elles se sont très bien passées. Orienté initialement vers un bac S d'un bac S, je me suis rendu compte qu’un bac STT me convenait davantage. J’ai donc choisi ce parcours en lycée.

 

- Trouves-tu que le sport se marie bien avec les études au niveau du CENS ?

Oui, car l'emploi du temps permet de véritablement concilier les deux axes et de les mener de front, moyennant bien sûr, hygiène de vie et rigueur dans le travail !

 

- Pourquoi as-tu choisi le CENS pour ton parcours sportif ?

J'ai choisi le cens car l’école m’offrait la possibilité d’accéder à mes ambitions. J'ai eu la chance qu'elle se trouve à Nantes, ville où j'habitais déjà à l'époque.

 

- Comment as-tu connu cette école unique en France ?

Par le biais du Stade Nantais, anciennement le Stade Nantais Université Club.

 

- As-tu d’autres choses à rajouter ? Pour compléter l’interview.

Pour finir, je dirais que cette école est une opportunité. Pouvoir pratiquer son sport à haut niveau tout en assurant ses études est une chance qu'il faut savoir saisir.


Florian HARDY

Interview de Florian Hardy, ancien élève du C.E.N.S et hockeyeur.

 

- Peux-tu te présenter ?

Je m'appelle Florian Hardy, j'ai 26 ans et je joue au hockey sur glace au club de Chamonix.

 

- Peux-tu nous raconter ton parcours scolaire et sportif ?

J'ai commencé la section sport - études au collège Victor Hugo à Nantes. J'ai ensuite intégré l'I.N.E.S. (devenu le C.E.N.S. par la suite) en seconde où j'ai passé un Bac Economique et Social. J'ai ensuite décroché une licence en Langues Etrangères Appliquées en suivant un cursus dans différentes universités (Nantes, Angers, Dijon) parcourus en lien avec ma carrière sportive.

Pour le côté sportif, j'ai donc effectué tout mon hockey mineur à Nantes avant de rejoindre le club d'Angers et la ligue Magnus ( ligue professeionnelle) à l'âge de 19 ans. J'y suis resté 3 ans et à joué dans cette ligue comme deuxième gardien avant de rejoindre le club de Morzine comme gardien titulaire. Je suis ensuite passé par Dijon l'année suivante, et me voici aujourd'hui à Chamonix.

 

- Quelles étaient tes motivations pour entrer au C.E.N.S ?

Etant passé par la section sport - études du collège Victor Hugo, le C.E.N.S. était le seul établissement qui me permettait de continuer à vivre ma passion du sport tout en poursuivant mes études d'une façon optimale.

 

- Quelle carrière envisageais-tu en entrant dans cette école ?florian hardy 02.jpg

Mon ambition, en y entrant, consistait à construire une carrière sportive de haut niveau.

 

- Comment le C.E.N.S  t'as-t-il aidé à atteindre tes objectifs ?

Je ne sais comment aurait été ma carrière et ma vie sans le C.E.N.S, mais cet établissement a forcément joué un rôle important dans mon développement tant humain que sportif. Cette école m'a permis de m'entraîner, plus, grâce aux horaires aménagés,  mais elle m'a également permis de me responsabiliser au niveau de mon travail scolaire et de ma vie en général. Je remercie d'ailleurs au passage certains professeurs qui mon fait grandir. Ils vont se reconnaître.

 

 

 

- Quelle image as-tu gardé du C.E.N.S ?

J'en garde de très bons souvenirs et des amis. Je le vois comme une chance qui ma été offerte.

 

- Si l'on te demandait de parler du C.E.N.S, que dirais-tu ?

Je dirais que c'est un privilège offert aux sportifs pour réaliser leurs rêves sans pour autant les condamner à un échec scolaire si jamais cela ne marche pas dans le sport.


Cloé CREDEVILLE

Pour cet interview réalisé par Thomas, scolarisé en classe de seconde, nous nous entretenons avec Cloé CREDEVILLE une ancienne nageuse du club de Nantes Natation.

Alors Cloé où en es-tu ?

Tu es une grande nageuse, peux tu nous rappeler en quelques lignes ton palmarès ?

De 2008 à 2010 j'ai été 3 fois vice championne de France en grand bassin et j'ai obtenue 8 fois la troisième place. J'ai le même palmarès en petit bassin. J'ai été demi-finaliste aux championnats d'Europe à Budapest, et deux fois aux championnats d'Europe d'Eindhoven de cette année.

Je me suis qualifiée pour les championnats du monde de Rome en 2009.

Quel est ton projet professionnel pour l'avenir ? cloe credeville 1.jpg

J'aimerais travailler dans le secteur de l'environnement. Cependant il m'est nécessaire d'obtenir, pour concrétiser ce projet, une licence de droit. Je suis donc en première année de licence à Marseille. Le CN Marseille me permet d'avoir des horaires aménagés afin de toujours poursuivre ma passion.

Te rappelles- tu ton premier jour au CENS ? En quoi t'a-t-il marqué ?

Je me souviens de mon premier jour comme si c'était hier, j'étais très stressée et quand je suis rentrée dans le hall je ne voyais que de grands garçons (j'étais tombée derrière les rugbyman) et il n'y avait pas beaucoup de fille a l'horizon !

En entrant à l'école quelles étaient tes attentes vis à vis de celle-ci ? En quoi ont-elles été satisfaites ?

Quand j'étais au collège les professeurs me disaient tous les trimestres que c'était la natation ou les études et comme moi je ne voulais pas choisir, le CENS m'a offert une solution pour ne pas arrêter ma carrière. Sans cette possibilité, je pense que c'est ce que j'aurais fait assurément avec les horaires des lycées ou tu termines à 18h...

L'école du CENS a correspondu à mes attendes sachant que j'ai beaucoup progressé ces années là dans mon sport et que je continuais des études de manière sereine !!

Nous ce qui nous plait particulièrement c'est la relation professeur-élèves et la complicité qui peut exister. En était-il de même pour toi ?

Cette relation professeur-élève est unique, si tu rencontres des problèmes tu sais qu'ils seront là et cela c'est le plus important quand tu as une vie extrêmement chargée comme tous les athlètes de cette école !!

En entrant au CENS tu a fait un choix. Si tu revenais en arrière, referais-tu ce choix ?

Je referais ce choix plutôt 2 fois qu'une !! Je regrette parfois d'être partie mais j'ai mis ma carrière de nageuse en premier plan !! Cependant, sans le CENS je n'aurais jamais eu mon bac, et ça j'en suis persuadée : je dois beaucoup à cette structure !!

Quel(s) conseil(s) pourrais-tu donner à un élève présent à l'école aujourd'hui ?

Si je devais donner un conseil, ce serait le suivant : Profite à fond de ces moments que tu passes dans cette école parce qu'elle est unique, elle reste dans ta mémoire toute ta vie et elle t aide a accomplir tes rêves !!!


Audrey LE MORVAN

Nous accueillons ce mois-ci, Audrey Le Morvan, pongiste et médaillée de bronze par équipes aux Jeux Paralympiques de Pékin 2008. L'interview a été réalisé par Nathanaël Yoni et Pierre Claude Ambourhouet, en classe de seconde.


- Quels sont vos traits de caractères ?

Calme, ordonnée, réfléchie, timide, solitaire, ouverte aux autres.

 

- Quels étaient vos objectifs en arrivant au CENS ?

Mes objectifs en arrivant au CENS étaient d'avoir mon bac ES (je suis arrivée en Terminale), me préparer et me qualifier pour les Jeux Paralympiques de 2012.

 

- Comment se sont passées vos études au CENS au niveau des résultats et du relationnel entre prof élève ?

Mes études au CENS se sont très bien passées. Malgré mes longues absences dues au sport, j'ai obtenu mon Bac ES et mon BTS assistante de gestion.

Le fait d'être très peu par classe permet un apprentissage très rapide. Les professeurs sont très proches de nous, ils comprennent quand nous sommes fatigués, quand nous sommes absents... Après les absences, il est possible de rattraper les cours individuellement.

 

- Quel était le plus difficile pour vous pendant votre scolarité au CENS ?

Le plus difficile pour moi, durant ces 3 années, ont été l'éloignement de ma famille et un rythme de vie très intense .Mais le final est très positif pour ma vie actuelle.

 

- Qu'est ce qui vous motivait le plus lors de vos études ?

Ce qui me motivait le plus lors de mes études était le sport, et l'envie d'avoir un certain niveau d'études quand j'arrêterai le sport.

 

- Vos horaires de cours étaient-ils bien adaptés par rapport à vos entraînements ?

Oui, les entrainements se positionnaient toujours après les cours et les mardi et mercredi matin après 10h.

 

- Jusqu'où êtes-vous allée dans vos études ?

Après mon BTS au CENS, j'ai fait une licence pro commerce marketing. J'ai donc un niveau Bac +3.

 

- Où en êtes-vous aujourd'hui professionnellement et sportivement ?Audrey Le Morvan 3.jpg

Sportivement, je suis en pleine préparation pour les Jeux Paralympiques de Londres 2012, et professionnellement, j'ai intégré Pôle Emploi en Novembre 2010 en tant que sportive de haut-niveau. Ce qui me permet de travailler, d'avoir une vie professionnelle et de continuer mon activité sportive.

 

- A quoi devez-vous votre réussite aujourd'hui ?

Si je n'étais pas passé par le CENS, mon parcours n'aurait pas été aussi "facile", je n'aurais pas pu continuer le sport à ce niveau ou ça aurait été les études qui auraient été mise de côtée. Le CENS m'a permis de réussir sur les deux champs.


Martial CHAUSSE

Pour cette  interview réalisée par Pierre-Claude et Florian scolarisés en classe de seconde au CENS, l'école a le plaisir de recevoir Martial Chaussé, aujourd'hui responsable du pole tir.

- Quand avez-vous découvert le C.E.N.S et comment l'avez-vous intégré ?

J'ai découvert le CENS en 1994 ; à l'époque l'école s'appelait INES (Institut Nantais pour l'Elite Sportive).

J'ai fréquenté cet établissement en tant qu'élève de 1ère et de terminale dans la discipline du tir sportif.

- Durant vos études avez-vous remporté des compétitions ?

Durant mes années de scolarité au "CENS", j'ai surtout remporté des titres nationaux. Toutefois, ces années m'ont permis de travailler techniquement et physiquement les bases que j'ai pu exploiter de 1996 à 2000 sur le plan international (2ème place en équipe sur les Championnats d'Europe et 4ème en individuel)

- Le C.E.N.S vous a-t-il permis de concilier le sport et les études ?

L'école a toujours été un partenaire important pour ce double projet difficile. 100% des élèves de ma classe ont eu leur bac en 1995 et nous avions dans notre classe un champion du monde de karting. Pour ma part, j'ai vraiment vu la différence avec l'ancien lycée public que je fréquentais en seconde. Avec 31h de cours et 15h d'entraînement de 18 à 21h, j'ai failli redoubler ma seconde. Mon passage en première au CENS a été une chance et j'ai eu mon BAC sans jamais redoubler et en augmentant mon volume d'entraînement.

- Quel est le souvenir que vous retenez de votre passage au C.E.N.S ?

J'ai en mémoire beaucoup de bons souvenirs de partenariat, de sérieux, de convivialité, de confiance, de rendement (temps bien investi et efficacité).

- Entretenez-vous encore des relations avec le C.E.N.S ?

Oui, je suis le responsable du pôle Tir et je me déplace souvent pour rencontrer l'équipe pédagogique.

- Quels sont les éléments qui vous ont fait placer vos jeunes dans cet établissement ?

Je pense avant tout que la confiance est le mot d'ordre. Ensuite, l'aménagement de l'emploi du temps et le fait que le sportif soit placé au centre du double projet.

- Avez-vous de bons retours de la part de vos jeunes ?

Excellents.


Sébastien VIEILLEDENT

Pour cette deuxième interview réalisée par Celine scolarisée en classe de seconde au CENS, l'école accueille Sébastien Vieilledent qui a marqué les esprits notamment lors de sa belle victoire en deux de couple aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 ! Alors Sébastien qu'es-tu devenu ?

 

- Bonjour Sébastien, peux -tu te présenter en quelques lignes ?

Sébastien Vieilledent, j'ai 34 ans, je suis aujourd'hui entraîneur national et responsable pour l'aviron des Pôles France et Espoirs de Nantes. J'ai été athlète de haut niveau de 1994 à 2004. J'ai participé à trois Jeux Olympiques en 1996 à Atlanta, en 2000 à Sidney et en 2004 à Athènes.

 

- Quel est ton palmarès ?

Je suis plusieurs fois médaillé aux championnats du monde et notamment champion olympique en deux de couple aux jeux d'Athènes en 2004.

 

- Comment se sont déroulées tes études ?

J'ai mis un moment à trouver ma voie, et à trouver un bon mode de fonctionnement. Mon entrée au CENS a été déterminante. J'avais décidé de passer de nouveau mon baccalauréat après un premier échec dans une filière dite "normale". Ma scolarisation au CENS a été déterminante dans l'obtention de mon baccalauréat et donc dans l'aboutissement de mes études. A ce moment là, je pensais qu'avoir mon BAC était devenu une mission impossible. Le concept pédagogique, la qualité des professeurs, la capacité d'adaptation et l'écoute des équipes du CENS m'ont permis de me relancer.

 

- As-tu eu le choix pour ton futur métier ?

Oui bien sûr, après un BAC ES, je suis entré à l'Université de Nantes en sciences économiques, mais au fur et à mesure, le souhait d'entraîner était de plus en plus grand. J'ai donc décidé après deux années d'études en économie de me préparer pour le professorat de sport.

 

- Peux-tu nous présenter en quelques mots ton métier ?

C'est tout d'abord la diversité des actions et des activités qui m'a attiré dans ce métier. J'ai aujourd'hui deux missions principales à mener. La première en tant qu'entraîneur national, avec la préparation des équipes féminines pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012 (entraînement, programmation, suivi et sélections). La deuxième sur les Pôles de Nantes avec la coordination sportive et administrative du Pôle espoirs et du Pôle France.

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- As-tu réussi à allier sport et étude comme tu le souhaitais ?

Tout n'a pas toujours été simple comme tu as pu le comprendre, mais je peux dire aujourd'hui que Oui. La dynamique sportive et scolaire sont pour moi indissociables et complémentaires. Pour l'anecdote et à lire comme un symbole, j'ai obtenu ma première médaille aux championnat du monde, l'année d'obtention du concours du professorat de sport.

 

- As-tu des regrets concernant les sacrifices réalisés ?

Je ne suis pas sûr que de faire des sacrifices soit une bonne démarche pour réussir. Je préfère parler de choix, de temps en temps difficile c'est vrai, mais l'aventure du sport de haut niveau doit avant tout rester un plaisir, un épanouissement et une aventure humaine. Le fait de garder cela à l'esprit m'a, je pense, permis d'atteindre certains objectifs. Pour les échecs ou les mauvais choix, ils m'auront aidé à apprendre et à gagner en maturité. Alors pour répondre à ta question, non je ne regrette pas mes choix.


Arnaud GICQUEL

Pour cette première interview, l'école est honorée de recevoir Arnaud Gicquel dont le parcours est révélateur de la possible conciliation entre sport de haut niveau et études. Arnaud nous fait ici part de la richesse de son expérience.

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- Arnaud, comment es- tu venu au Roller Skating ?

J'ai débuté le roller à l'âge de 7 ans, grâce à un copain qui pratiquait cette discipline sportive. Il m'a invité à aller voir une compétition et cela m'a plu. J'ai donc décidé dans la foulée de m'inscrire au club de Rezé.

 

- Peux -tu nous rappeler les grands temps de ta carrière sportive et ton palmarès ?

J'ai eu mon premier titre de champion de France en benjamin, ensuite j'ai fait champion d'Europe minime (14 ans). Par la suite, j'ai eu ma première sélection en équipe de France sénior à 17 ans et j'ai remporté le titre de champion d'Europe la même année. Durant les années 90, j'ai conquis 4 titres de champion du Monde ainsi que de nombreux podiums. Dans le début des années 2000, je me suis spécialisé dans les marathons et en 2002, j'ai été vainqueur de la Coupe du Monde des marathons (classement sur 8 étapes).

 

- Quel est le plus beau souvenir de ta carrière sportive ?

Concernant mes meilleurs souvenirs, j'en ai beaucoup.... Mais le plus beau a été celui de champion du Monde à Pampelune en Espagne en 1998...sûrement parce que ça a été le plus dur à gagner !

 

- Quel est aujourd'hui ton activité professionnelle ? Pour quel parcours ?

J'ai commencé à travailler dès la fin de mes études mais avec des horaires adaptés au sport de haut niveau. J'ai fait divers petits travaux notamment dans la vente auprès d'un magasin de roller puis d'une marque de vêtements de sports. Ensuite, j'ai travaillé pour la Ligue des Pays de la Loire de Roller Skating en tant qu'agent de développement. Finalement, j'ai créé ma société en 2000. L'activité principale était l'organisation de la Coupe de France des marathons qui a compté jusqu'à 12 étapes. En parallèle, j'ai eu de nombreuses activités en tant qu'entraîneur, tout d'abord auprès de mon club, mais également auprès de nombreux autres clubs en France sous la forme de stages. Pour finir, j'ai été l'entraîneur de l'équipe d'Allemagne pendant 3 ans.

En 2009, la Fédération Française de Roller Skating m'a proposé de travailler pour elle avec pour mission principale, la coordination et le développement du Pôle France de Nantes. Ayant moi-même fait parti de cette structure en tant qu'athlète, c'est avec plaisir que j'ai accepté le challenge en tant qu'entraîneur.

 

- Comment es tu parvenu à concilier sport de haut niveau et scolarité ?

J'ai passé mon BTS action commerciale au sein du CENS (à l'époque INES). Cela m'a permis d'augmenter le nombre d'heures d'entraînements par semaine. Vu la mondialisation du sport de haut niveau, la quantité de travail fourni doit être aujourd'hui plus que jamais au cœur du projet sportif.

 

- Quels enseignements retires-tu de cette expérience ?

Ça a été une belle expérience de pouvoir s'investir pleinement dans son sport tout en conciliant les études. De plus, cela a été très enrichissant de pouvoir côtoyer des sportifs de haut niveau venant de tout sport et tout horizon.

 

- Que retiens-tu des années passées au CENS ? Comment l'école et son modèle t'a-t-il correspondu ?

Ces deux ans passés au CENS ont été un moment déclencheur quant au développement de mes qualités sportives. Vu le petit nombre d'élèves par classe, cela m'a permis de voir les études comme un lieu d'échange entre les élèves et les professeurs. Cela a donc été une période d'équilibre entre le sport et les études.

 

- Quels conseils donnerais-tu aujourd'hui à nos élèves sportifs de haut niveau ?

Mon conseil est qu'ils profitent au maximum de cette période pour s'investir dans leur sport. Une carrière sportive peut être courte et il faut savoir saisir les opportunités que l'on nous donne pour devenir meilleur. Mettez également à profit la qualité de l'enseignement qui vous ait donné afin de réussir vos études.....un jour le sport de haut niveau s'arrête et vous vous retrouvez dans la réalité du monde du travail avec des diplômes en poche....ou pas !

 

- Quelle est ta devise ?

N'aies pas peur de rêver, mais agis à la hauteur de tes ambitions....sinon ça reste un rêve.

Devenir meilleur passe par le travail, le reste c'est du blabla !