Anthony GOUR

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Interview d’Anthony Gour

Le C.E.N.S accueille ce mois-ci Anthony GOUR, ancien pensionnaire du centre de formation du Football club de Nantes.

– Bonjour Anthony, un mot de présentation rapide en guise d’introduction ?

Bonjour, je m’appelle Anthony Gour et j’ai 24 ans. Je suis né à Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor (22) mais j’ai toujours vécu à Saint-Herblain en Loire Atlantique (44). Depuis septembre 2011, rattaché à l’Université de Paris Dauphine, je conduis une thèse sur le rôle des réseaux externes dans la circulation de l’information stratégique.

– Vous avez montré que concilier football dans une perspective professionnelle et études est possible ? Comment vous êtes vous organisé à l’époque ? Quelle a été votre parcours ?

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Je suis arrivé en 2002 en catégorie U 16 au FC Nantes et y suis resté jusqu’en 2008, après 3 années passées avec la CFA. Au niveau scolaire, j’ai suivi les cours de 1ère et de terminale S avec l’obtention d’une mention AB au baccalauréat. Comme sportivement cela se passait plutôt bien, j’ai signé un contrat stagiaire professionnel de deux ans. En revanche, ne voulant pas arrêter les études, j’ai poursuivi au C.E.N.S dans le cadre d’un BTS Assistant de Gestion PME-PMI. Le CENS a vraiment contribué à la poursuite de mes études car nous avons créé ce premier programme post-bac. Après l’obtention de mon BTS, j’ai suivi une formation en langues.

En septembre 2008, non conservé dans l’effectif du FC Nantes, je rebondis à l’US Concarneau avec Serge Le Dizet. J’ai alors intégré l’équipe de CFA2, j’étais en apprentissage avec l’école de commerce de Brest en Bac+3 (Bachelor en Management) et travaillais au sein de Monique Ranou. L’année suivante, j’ai décidé de réduire ma pratique du sport de haut niveau pour me consacrer pleinement aux études. Mon intégration à l’Université Panthéon-Assas s’est faite grâce à ce « statut » de sportif. Il m’a alors permis de postuler dans des cabinets de conseil en stratégie et organisation sur Paris. Il faut savoir qu’intégrer un cabinet de conseil en Master 1 est généralement assez complexe. 

Le côté sportif fut un réel atout puisque le cabinet fut très sensible à l’expérience acquise sur ce volet et aux qualités dont elle faisait visiblement état ! Cette expérience en cabinet m’a ensuite permis d’intégrer l’Université Paris-Dauphine dans un Master Recherche en Stratégie et Organisation : le Master 101 – Politique Générale de l’entreprise et Stratégie des Organisations. J’ai alors pu mener un projet de recherche particulier portant sur le football professionnel. Celui-ci m’a permis de prendre du recul sur mon expérience en tant que joueur et d’aller voir au Québec comment cela se passait également (un article de recherche est en cours d’écriture). Depuis septembre 2011, je suis en thèse sur le rôle des réseaux externes (ex : clubs des anciens) dans la circulation de l’information stratégique. Je suis rattaché à l’Université Paris-Dauphine sous la direction de Stéphanie Dameron, ainsi qu’à la Chaire Intelligence Economique et Stratégie des Organisations.

Quels souvenirs conservez–vous de votre passage dans cette école et de vos années au centre de formation du FC Nantes ?

Je dois beaucoup à cette structure, et notamment à certaines personnes. Je pense que, même si, à l’époque, je réalisais la chance de pouvoir étudier et faire du sport à haut niveau, je ne parvenais pas réellement à en prendre totalement conscience. Je crois en l’équilibre sport/études. Ceci contribue, à mon sens, aux qualités recherchées également dans le monde professionnel : rigueur, ponctualité, respect des règles de vie, ténacité, volonté, dépassement de soi !

Anthony GOUR 2.jpgComme vous le savez, nous travaillons aujourd’hui à la structuration d’une action favorisant le lien entre les « anciens » de l’école et les élèves actuellement scolarisés. Par le biais du club des anciens. Quel regard portez-vous sur ce projet ?

En termes de contribution et d’attentes, c’est bien entendu d’apporter du soutien à des jeunes qui veulent poursuivre les études, leur apporter notre expérience, leur dire que l’on peut faire quelque chose même en n’étant pas un sportif professionnel, et qu’il y a une « vie » après la carrière de sportif. Concernant le club des anciens, aujourd’hui, les organisations changent et les réseaux d’acteurs tiennent une place croissante. Créer ce club contribuera à constituer un réseau non négligeable pour tous (enseignants, professionnels, étudiants, sportifs) et apportera également du soutien en termes d’accompagnement de projets, et d’innovation… Je terminerai sur le fait que l’atypicité de ce réseau en fera très certainement sa force.

2018-10-03T15:19:36+02:00